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Edito |
Rendez-moi
ma marque ! |
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Décembre dernier a été rythmé par deux événements importants en l’honneur de la marque marocaine. La simultanéité des deux évènements est discutable, mais ils restent néanmoins complémentaires bien qu’ils soient initiés par deux ministères différents. En effet, le Morocco Awards, sous la tutelle du ministère du Commerce et de l’industrie et le salon Marca Maghribia, organisé sous celle du ministère du commerce intérieur, ont tout deux célébré et consacré la marque marocaine. Ils ont surtout voulu mettre l’accent sur l’importance de la notion de marque, son développement pour, aussi bien la réhabiliter aux yeux du consommateur marocain que pour la réconcilier avec lui. Il est vrai que de manière générale, les marocains sont peu sensibles à cette notion de marque, car c’est le pouvoir d’achat qui va dicter l’acte d’achat de tel ou tel produit et non le lien affectif qu’ils auront développé ou encore pour d’autres raisons liées à la qualité, l’identification,… etc. Par ailleurs et depuis toujours, la marque marocaine était synonyme de produit bas de gamme, dont la piètre qualité ne faisait pas le poids face à un produit similaire d’importation. C’en est même devenu culturel, puisqu’il fallait consommer étranger. Or, les industriels marocains et les créateurs de marques sont quelque part responsables de cette situation. En effet, pendant longtemps, les industriels ont négligé l’aspect qualité, pensant que le consommateur y était peu attentif et surtout qu’il n’avait pas d’autre alternative. Et nous pouvons en dire autant des marketeurs et des créateurs de marques, qui ne déployaient pas les efforts suffisants pour la création de nom évocateur, de packaging agréable ou encore dans la recherche de positionnement stratégique. En somme, ils pensaient profiter ad vitam æternam d’une situation confortable, celle d’un marché fermé. Or, aujourd’hui la donne a changé et la mondialisation aidant, il faut se battre à armes égales avec les opérateurs internationaux pour s’imposer sur son propre marché et pourquoi pas s’exporter sous d’autres cieux. Cette bataille se joue certes, sur la qualité, mais la dimension marketing demeure fondamentale. Toutefois, il ne faut pas mettre toutes les marques dans le même panier. Certaines d’entre elles, comme Aïcha, Marwa, Méditel,… et la liste n’est pas exhaustive (lire notre dossier p 32), ont bien compris ces enjeux et n’ont ménagé aucun effort pour marquer l’esprit des consommateurs en jouant sur différentes cordes (l’histoire, le prix, la mode, l’accès à la communication,….), pour les gagner. Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, il y a une réelle prise de conscience de toutes les parties prenantes, que la notion de marque n’est plus le simple fait d’un nom sur un paquet, mais qu’elle revêt une dimension autrement plus stratégique avec des enjeux commerciaux à l’échelle nationale et internationale. Il faut non seulement la créer, mais aussi et surtout la développer, la marketer, la protéger et la pérenniser, car elle constitue en soi un ambassadeur économique national ! |
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Par Nawal Houti |
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| Edito |
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