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Sonneries de téléphone, passages fréquents des collègues ou collaborateurs, anxiété, pression des délais… autant d’éléments qui viennent vous distraire et la tâche devient difficilement réalisable, vous obligeant à y revenir. «Un environnement bruyant joue un effet néfaste sur notre concentration», explique Fatiha Sebti, coach et directrice de LMM. Et de renchérir: «Plus la tâche est complexe, nouvelle, abstraite, rebutante et de faible qualité perceptive, plus grand est l’effort d’attention et de concentration à fournir». Pour les trous de mémoire, c’est un syndrome de plus en plus fréquent, dû au stress, la routine…combien de fois avez-vous cherché le nom de votre interlocuteur, sans y parvenir? Comment cela se fait-il que l’on oublie où nous avons posé nos clés, notre gsm…? Ces oublis mineurs peuvent parfois nous mettre dans des situations gênantes. Mais n’ayez crainte! Ce ne sont que des petits trous d’air, qui n’ont rien d’alarmant! Rachid Filali, neurologue, explique ceci par «la saturation de la mémoire, vu le nombre d’informations stockées». Et de préciser: «c’est un phénomène très courant qui touche tous les professionnels, un phénomène qui s’amplifie avec l’âge et peut devenir une maladie». Donc vaut mieux prévenir que guérir, diriez-vous! A court terme, la mémoire ne conserve les informations que durant un court laps de temps. Ensuite, elles sont soit effacées, soit stockées dans la mémoire, à long terme. A noter que la mémoire dite à court terme peut facilement être distraite et le moindre bruit nuit à son fonctionnement, entraînant, ainsi, des problèmes de concentration. Donc, pour mieux travailler en améliorant les fonctions de mémorisation, il s’avère essentiel de développer la qualité psychique de la concentration mentale. «Dans la journée, des milliers de pensées vous traversent l’esprit. Chaque pensée est une «unité de force», qui puise dans l’énergie psycho-nerveuse. Mais imaginez que, plutôt que de disperser votre esprit sur une multitude de pensées, vous rassembliez votre conscience sur une pensée unique, vous donnerez à cette même pensée une puissance et une énergie fantastiques», explique notre neurologue. Et il ajoute, «la mémoire est un muscle et la concentration demande un effort intellectuel. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle on peut sentir la fatigue, après un long moment de concentration». Ainsi, la mémoire ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ! Il est donc important de la faire travailler et de connaître ses ennemis.
C’est ce qu’affirme J. Renaud, dans son livre «Comment avoir plus de mémoire?». «La mémoire peut s’apprendre. Quand elle est spontanée, elle est comme une herbe folle qui recouvre les champs. C’est agréable, certes, mais d’efficacité limitée. La mémoire travaillée, c’est comme un champ de blé: le rendement ne se compare pas». Donc, pour enregistrer une information dans sa mémoire à long terme, une certaine concentration est nécessaire. Comment y arriver?
1.Stimulez vos capacités de mémorisation
Que faire pour développer sa mémoire? Il faut exercer quotidiennement les cinq mémoires sensorielles, dont on dispose: l’auditive, la gustative, la visuelle, la tactile, l’odorante. Celles-ci sont plus ou moins développées selon la sensibilité, les centres d’intérêt et le sexe des individus. Par exemple, la mémoire visuelle est importante chez la femme, qui a davantage le sens du détail que l’homme. L’imagination, ou la mnémotechnie, est une technique très efficace. Elle consiste à remplacer, dans l’esprit, des idées par des mots, des formes par des objets, des images par des sons, etc. Par exemple, pour effectuer une lecture rapide, la lecture en diagonale, qui vise à se concentrer sur quelques mots-clés, permet de s’imprégner efficacement du texte. Ne cherchez surtout pas à tout retenir. Etablissez plutôt une hiérarchisation de l’information et faites l’effort de mémorisation. «Nous disposons d’une mémoire ultra-courte, appelée «empan», qui s’efface toutes les vingt secondes. Pour que cette mémoire immédiate retienne l’information à plus long terme, la mémorisation doit se faire dans les secondes qui suivent la réception de l’information», explique le neurologue.
2.Motivez-vous
Devant un spectacle de magie, un enfant a l’esprit accaparé de la première à la dernière minute. Il est si émerveillé, qu’il représente une véritable leçon de concentration conservée. Le secret: la nouveauté et l’intérêt. Une chose est sûre, confirmée par les études, l’ennemi numéro UN de la concentration est l’habitude. En effet, l’intérêt ressenti pour l’activité elle-même facilite un démarrage rapide et une excellente résistance aux distractions. Prendre le contrôle de son attention et de sa concentration commence par la définition des objectifs. Comment? Par exemple, vous avez une étude à effectuer qui demande beaucoup de concentration. Fixez-vous un objectif «je vais consacrer 1 heure pour faire ce travail». Plus votre cerveau sait ce que vous avez à faire avec un objectif et une stratégie précise, plus il abonde en ressources et en capacités, afin de mobiliser les forces nécessaires pour réussir ce travail. Mais ce n’est pas suffisant! Accordez-vous des satisfactions par quelques récompenses, dès que vous avez réussi à “gouverner” votre esprit pendant une période fixée. Il est important de trouver un motif d’encouragement et de motivation, quand le “challenge” est atteint. Un travail, où vous demeurez concentré jusqu’à la fin - sans interruption - et qui est produit avec succès, doit être récompensé. Votre capacité à vous concentrer, la fois suivante, sera associée au plaisir de réussir.
3.Soyez maître de votre esprit
La concentration intensive dure en moyenne 20 à 40 minutes. Et elle est meilleure, en début de journée. Il est donc préférable de réaliser les tâches, nécessitant une implication intellectuelle plus importante -dossier à étudier, projet à élaborer...- durant la matinée.
Quand on veut, on peut ! L’on constate souvent que notre attention peut être perturbée par une relative lassitude provoquée par son travail. L’astuce est de s’exercer à augmenter de 3 minutes sa concentration sur le travail en cours. On apprendra ainsi à devenir le «maître gouverneur» de notre esprit. Ce n’est plus lui qui décide quand nous devons nous «déconnecter»! Le fait d’augmenter progressivement son “petit effort” supplémentaire de concentration, développera sans doute l’endurance mentale. Dans le même temps, un élément, qui peut paraître banal, mais a tout de même prouvé son efficacité dans le self contrôle: la fiche de dispersion. Le principe est simple: sur le bureau, nous disposons une fiche que nous appelerons fiche de dispersion. Nous la datons et, chaque fois que l’esprit se «déconnecte» ou se «disperse», nous annotons un signe. Cette méthode suppose une sincérité totale avec soi-même. En quelques jours, le nombre de signes diminue. Vous serez en challenge avec vous-même pour booster votre mémoire et développer vos facultés de concentration. Néanmoins, si nous avons à traiter plusieurs dossiers qui nécessitent une attention particulière, nous avons intérêt à prendre chaque dossier à part, y consacrer le maximum d’attention et relâcher la pression, de temps en temps.
4.Adoptez une bonne hygiène de vie
Il est clair qu’en améliorant sa santé et son bien-être, l’on pourra aussi améliorer sa mémoire. Comment? En adoptant une alimentation équilibrée, tout en misant sur les nutriments et les aliments riches en calcium et phosphore –lait, fromage-, en magnésium et en vitamines B -germe de blé, yaourts...-. Dormez entre six et neuf heures par nuit, puisque c’est durant la phase de sommeil, que les neurones travaillent. Eh oui, elles réorganisent les informations reçues dans la journée. Pour favoriser l’oxygénation, qui augmente de 10 à 20% pendant l’activité cérébrale, aérez votre pièce de travail. Mais surtout, évitez le tabac et l’alcool, qui n’apprécient nullement la concentration et la vigilance!
5.Jouez pour stimuler votre mémoire
La mémoire peut être également dopée par la diversité des activités et des exercices pratiqués, tels le sport, la lecture… C’est la variété qui fait la réussite. Les jeux de stimulation ou de concentration ont aussi une place de choix. Ils contribuent largement à préserver les capacités de réflexion, de mémoire et surtout de concentration. Jouez au scrabble, aux échecs, aux jeux offerts dans les magazines et les journaux tels que le Sudoku, les mots croisés, fléchés… Bref, tout jeu de logique ou de stratégie.
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